Chroniques littéraires·Non classé

Les citrons, Claire Deville

« Oublier – voilà une obsession plus imbécile encore que celle de t’aimer. »

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Chroniques littéraires·Non classé

Chaman, Maxence Fermine

couv51492754Titre : Chaman
Auteur : Maxence Fermine
Édition : Michel Lafon
Date de parution : 12 octobre 2017
Nombre de pages : 131 pages
Genre : Contemporain
Où le trouver ? Club, Fnac, Amazon

Dans toute bonne librairie dès demain 12 octobre 2017 !

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« Le jour où Richard Adam comprit qu’il n’avait qu’une vie, il n’avait jamais été si proche du ciel. Et pour cause. Il se tenait en équilibre sur une poutrelle d’acier, à près de soixante mètres de hauteur. Parvenu au bout de son perchoir, il s’arrêta, retint son souffle, et contempla une dernière fois le paysage qui s’offrait à lui, telle une flaque d’or blanc. Il pensa que la vue était sublime, et la vie, terriblement fragile. Un souffle de vent, un faux pas, et il disparaîtrait à jamais. Il s’envolerait tel un oiseau dans les nuées.
Il n’avait jamais été vraiment sujet au vertige. Jusqu’à aujourd’hui. »

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50378.jpgMaxence Fermine a vécu à Paris, puis en Afrique où il a travaillé dans un bureau d’études en Tunisie. Il vit aujourd’hui en Savoie avec sa femme et ses deux filles. Après le succès de Neige (traduit en 17 langues), il se consacre entièrement à l’écriture et enchaîne les romans et les voyages. Il collabore depuis 2010, avec la revue Alpes Magazine.

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Vous l’aurez sûrement remarqué, la plupart des livres que je lis en ce moment sont des coups de cœur. Mais pour le coup, celui-ci en est vraiment un ! Je n’ai trouvé aucun défaut à vous décrire, ce qui m’a probablement le plus marqué étant l’ambiance tout au long du récit. Incroyable !

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Bon, revenons sur ce livre de manière structurée. La première chose que je retiens de ce roman, comme dit plus haut, est sans doute l’ambiance créée par le lieu où se déroule l’histoire mais aussi les personnages ainsi que la société dans laquelle évolue notre cher ami Richard Adam. D’une part, nous entrons dans l’automne canadien, ce qu’on appelle l’été indien. Quand l’été ne veut pas complètement nous quitter mais que les jours frais commencent à arriver. La fraîcheur et le froid chevauchent le Soleil et la chaleur. C’est sans doute la météo que je préfère. De plus, le Canada a toujours été rempli de magnifiques paysages, Nature indescriptiblement magique. D’autre part, Richard rencontre la société traditionnelle de sa mère, les Lakota. Branche des Sioux, les Lakota forment un peuple (excusez-moi de le dire ainsi) drogué bien plus souvent qu’on ne le pense au chanvre, buveurs incontrôlables mais d’une gentillesse à vous couper le sifflet. Cette drogue leur apporte néanmoins un ésotérisme tant mystérieux qu’étrange ou encore fascinant. Ils sont rabaissés par les Américains, ces « braves gens » qui ont massacré des terres indiennes entières, qui ont menti et transformé des promesses pour manipuler ces Sioux tant attachés à leurs territoires. Le Canada mélangé aux Indiens : il n’y a rien de mieux pour me décrire une ambiance magique qui me fait m’évader de mon quotidien le temps d’une lecture plus qu’agréable.

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Deuxième point positif à mentionner : l’évolution du personnage principal, Richard Adam. De bougon citadin mais appelé mystérieusement par les bois à chaque fois qu’il se retrouve seul en pleine forêt, il devient amant de Dame Nature, Chaman, enragé contre les irrespectueux de sa bien-aimée. Il devient un véritable Indien. Un vrai guerrier Lakota. De plus, ce loup solitaire à la base devient rapidement un amoureux des autres et un social au grand coeur. Cette transformation m’a rappelé que peut importe le fait qu’on vive en ville ou dans la campagne profonde, on vient tous du même endroit. On appartient tous à la Nature et, encore plus à l’époque actuelle qu’avant, on devrait la respecter beaucoup plus que ce que l’on ne le fait.

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Dernier point dont j’ai choisi de vous parler (je ne pouvais pas tous vous les décrire, ça aurait été beaucoup trop long) : il y a beaucoup de rebondissements auxquels on ne s’attend pas du tout. Je ne vais évidemment pas vous spoiler toute l’histoire, d’autant que le livre est relativement petit, mais j’ai été surprise de nombreuses fois par la tournure que prenait l’intrigue de ce bouquin.

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Par mes trois points évoqués ci-dessus, vous aurez certainement compris que j’ai adoré ce roman ! L’ambiance m’a vraiment fait voyager, il est très facile de se rapprocher du personnage principal, les rebondissements sont fabuleusement magiques, bref : l’auteur, armé de sa sublime plume, a vraiment tout mis en place pour qu’on voyage, qu’on soit embarqué nous aussi sur les Terres des Lakota aux côtés de ce Chaman, de cette rêveuse, de ces vendeuses de drogues ou autres profils peu communs. La sortie de ce récit est prévue demain : à vos cartes bleues, faites-les chauffer !

Carolane. 💖

Chroniques littéraires·Non classé

Révoltées, Carole Trébor

Avant de commencer, je tiens à remercier NetGalley et les Éditions Rageot de m’avoir permis de lire ce livre.

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Titre : Révoltées

Auteur : Carole Trébor

Édition : Éditions Rageot

Date de parution : 4 octobre 2017

Nombre de pages : 251 pages

Genre : Jeunesse, Historique

Où le trouver ? Club, Fnac

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Octobre 1917, Moscou. La révolte gronde. Dans un monde en guerre, les Russes réclament la paix et contestent le pouvoir en place. Tandis que Tatiana rejoint un groupe de jeunes artistes qui rêvent de balayer l’ordre établi, sa sœur Lena prend les armes avec les révolutionnaires. Bientôt Piotr, leur ami d’enfance, s’engage à son tour. Se battront-ils du même côté des barricades ?

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« Après avoir soutenu ma thèse d’histoires les relations artistiques entre la France et l’URSS (1945-1985), j’ai enseigné l’histoire de l’art à l’Université. Puis je me suis lancée dans l’écriture et la réalisation de documentaires auto-produits, en commençant un film sur les artistes russes en exil. « 

Source : caroletrebor.fr/biographie

 

 

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Le résumé m’a réellement alléchée : la Révolution Russe, période que j’apprécie tout particulièrement, mélangée à l’Art, est une ambiance qui m’a parue vachement intéressante. Et j’ai eu raison de me laisser tenter ainsi car ce fut un réel coup de cœur ! Personnages extrêmement chouettes, intrigue formidable ou encore recherche documentaire incroyable, j’ai été charmée par cet ouvrage. Bien que la fin fut trop courte, c’était un réel plaisir d’être aux côtés de Tatiana et Léna ainsi que leurs amis.

Le seul bémol que je pus trouver à ce livre fut, comme décrit plus haut, la fin qui arrive trop vite. En effet, durant tout le récit, on nous décrit une représentation de lecture de poème qui se déroule le 2 novembre. Or, le livre s’arrête avant cette date. Ainsi, il n’y a pas réellement de force équilibrante, de chute à proprement parlé. Et ce manque m’a donné un sentiment de vide.

Malgré ce petit point négatif, beaucoup de bonnes choses ont pu être trouvées, notamment les thèmes plus qu’intéressants. Nous avons bien entendu la Révolution Russe. Cette période centenaire m’intéresse énormément depuis toute petite (avec le dessin animé Anastasia, évidemment…), ce qui rendit le livre plus passionnant encore pour moi. Mais une autre thématique se rallie à cette époque : l’Art. Sa fonction, son but, mais aussi sa place pendant la guerre. Lier ces deux sujets était une idée excellente et très agréable à découvrir.

Un autre avantage m’a fait tombée amoureuse de ce livre : la structure historique du bouquin. En effet, l’auteure est à la base historienne. Et ça se ressent ! D’une part, la recherche documentaire pour l’histoire en elle-même se fait sentir : les lieux, l’Histoire, la Révolution, la pensée des gens… D’autre part, le lecteur retrouve des documents explicatifs ainsi qu’une bibliographie à la fin de l’histoire. Je trouve ça magnifique de pouvoir s’évader et se documenter par la même occasion.

En conclusion, ce livre a été un véritable coup de coeur pour moi ! Bien qu’il ait été relativement court et que la fin soit arrivée trop rapidement, les personnages sont incroyablement attachants, l’intrigue est tout bonnement fabuleuse et la recherche documentaire donne l’impression de se cultiver tout en s’évadant. Bravo !

Prochaine article : l’arrivée livresque du mois de septembre ! Belles lectures à vous ! 😉

Carolane. 💖

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Everything, everything, Nicola Yoon

couv7794239 Titre : Everything, everything

Auteur : Nicola Yoon

Édition : Bayard

Date de parution : Avril 2016

Nombre de pages : 360 pages

Genre : Contemporaine, romance

Où le trouver ? Club, Amazon, Fnac

 

 

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Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de « maladie de l’enfant-bulle ». En gros, je suis allergique au monde. Je viens d’avoir dix-huit ans, et je n’ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l’observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.

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téléchargement.jpgNicola Yoon a grandi en Jamaïque et à Brooklyn. Elle vit aujourd’hui à Los Angeles avec sa fille et son mari, qui a réalisé les illustrations intérieures de « Everything, everything ». Il s’agit de son premier roman.

 

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Comme presque tout le monde, j’ai découvert cette oeuvre avec la sortie du film adapté cet été. J’ai voulu lire le livre avant de voir le film, mais mon impatience légendaire a triomphé… C’est donc l’une des rares fois où j’ai écouté le cinéma plutôt que la littérature. Je ne sais pas si ça a grandement influencé ma lecture. Quoi qu’il en soit, j’ai trouvé que c’était un bon livre, certes, mais pas assez pour que ce soit un coup de coeur.

D’une part, le champ lexical des cinq sens apparaît énormément de fois dans le livre. En effet, Maddy découvre le monde et ses facettes incroyables pour la première fois à l’âge de 18 ans, quand Olly entre dans sa vie. Elle est émerveillée et voit tout d’un oeil nouveau. La vue et l’ouïe mais aussi le toucher, le goût ou encore l’odorat. Toutes ces descriptions nous rappellent le bonheur des choses simples, la joie que l’on a à se rendre compte de la beauté des petits détails du quotidien. Ce retour aux choses naturelles et simplistes m’a beaucoup plu.

D’autre part, les thèmes abordés sont quand même, je dois l’admettre, des sujets importants. La surprotection parentale ou encore la violence conjuguale du point de vue des enfants sont pour moi des thématiques assez difficiles à évoquer mais tellement contemporaines qu’il serait judicieux d’en parler plus.

Cependant, et je pense que ceci est un gros défaut,  je n’ai eu d’attachement pour aucun des personnages,  sinon de la haine envers la mère de Maddy qui continue à vouloir protéger sa fille jusqu’à l’enfermer et la mettre littéralement sous globe. Pour les autres protagonistes,  certes ils étaient agréables,  mais je n’ai eu pour aucun d’entre eux ce déclic qui faisait que je m’identifiait, que j’appréciais le personnage ou encore mieux, que j’en tombais amoureuse. Malgré toute ma bonne volonté,  pas même Olly. Et je trouve que, pour bien s’évader grâce à un livre, il faut avant tout voyager avec les personnages. Vivre avec eux, apprendre à les connaître ou même créer des liens comme avec les gens de la réalité.

En conclusion, certains points positifs peuvent ressortir de ce livre. Mais aussi des points négatifs,  ce qui fait que oui, j’ai passé un bon moment en le lisant, mais ça n’était pas un coup de cœur.

Prochaine article : le bilan du mois de septembre. Rendez-vous le 1er octobre !

Carolane. 💖

 

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Une vie pour rien, Marc Pirlet

Avant de commencer, je voudrais remercier les Éditions Murmure des Soirs de m’avoir gentiment offert ce livre.

 

pirlet-une-vie-pour-rienTitre : Une vie pour rien

Auteur : Marc Pirlet

Édition : Murmure des Soirs

Date de parution : 2013

Nombre de pages : 101 pages

Genre : Littérature générale

Où le trouver ? Murmure des Soirs

 

 

 

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Un soir d’hiver, Christian, jeune homme seul et blessé, porte secours à Mathilde dans une rue de Liège. Elle a près de quatre-vingts ans et n’est plus qu’une ombre parmi les vivants. De cette rencontre improbable va naître une histoire d’amitié et de tendresse qui les transformera et rendra à leur vie le sens qu’elle avait perdu.

 

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Marc-PirletAuteur de trois romans, Marc Pirlet construit une œuvre singulière dans le paysage de la littérature francophone de Belgique. Dans un style pudique et dépouillé, il parvient à donner une voix à ceux qui tentent de survivre dans les marges de notre société. Finaliste du prix Rossel en 2006, il a obtenu en 2007 le prix de la Première Œuvre pour le Photographe et en 2014 le prix Eugène Schmits pour Histoire de Bruna.

 

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Vous le sentez sûrement dans le résumé : ce n’est pas le genre de lectures vers lesquelles j’irais spontanément. Mais je pense que le sens de la vie, du moins une partie, c’est d’apprendre. Découvrir et partager nos connaissances. C’est pour ça que j’ai accepté de lire cet ouvrage qui m’a été très gentiment donné par la directrice des éditions Murmure des Soirs (chez qui, d’ailleurs, je vais faire mon stage cette année !). Et j’ai bien fait d’accepter ! Cette lecture m’a vraiment bien plu, et je vous explique pourquoi.

Première chose que j’ai trouvée extraordinaire concernant ce roman : l’auteur arrive à écrire sur quelqu’un qui, à la base, n’a « rien » à raconter. Comme son nom l’indique, il décrit « Une vie pour rien ». Je trouve donc ça fabuleux de pouvoir écrire sur tout et n’importe quoi. Pas d’intrigue rocambolesque ni de schéma narratif bien précis. Juste des petites choses du quotidien et des souvenirs d’une longue, mais néanmoins intéressante, vie. Dans mon esprit, cette capacité à créer des oeuvres sur un évènement banal est la preuve d’un grand talent. Cela veut dire qu’au-delà de toute l’imagination qu’un écrivain pourrait avoir, Marc Pirlet aura toujours une source d’inspiration quelque part.

En rentrant dans l’histoire, on découvre Mathilde, dame âgée d’environ quatre-vingt ans d’une tendresse ainsi que d’une douceur incommensurables. Elle est attachante, pleine de bonne volonté. Elle a une histoire bien particulière et en même temps qui est constituée d’évènements que tout le monde connaît au moins une fois dans sa vie : séparation, accouchement, perte d’un proche… Elle est d’une gentillesse folle et me rappelle ce genre de grands-mères qui débordent d’énergie et sont guillerettes au moindre son d’un oiseau qui chantonne. J’ai été attendrie par ce personnage, bercée par une vieille femme qui avait mille et une choses à raconter malgré sa triste solitude.

Mathilde nous emmène alors dans son histoire personnelle. Elle nous relate tout ce qu’elle a vécu en 80 ans d’existence. On découvre alors une histoire passée, mystérieuse et plus qu’intéressante. Bien qu’elle soit une personne « normale », elle nous embarque en 1939 et au Théâtre de Liège. Marc Pirlet nous fait donc très bien voyagé dans l’univers de la Seconde Guerre Mondiale et celui du spectacle, deux thèmes que j’affectionne tout particulièrement.

De plus, je fus agréablement surprise d’enfin découvrir un livre qui se déroule à Liège. Rare sont les auteurs qui choisissent cette ville pour y faire vivre leurs personnages et j’ai été ravie de (re)découvrir ma très chère Cité Ardente dans cet ouvrage. La place St-Lambert, la rue St-Gilles, le Théâtre de Liège… Tous ces lieux qui ne vous disent probablement rien mais que je connais (presque !) par coeur.

En conclusion, bien que le genre de ce livre ne soit pas celui vers lequel je vais aller spontanément, j’ai adoré ce roman. Personnages, thèmes, style de l’auteur… Tout ou presque m’a plu. Une vie pour rien était le premier bouquin de Marc Pirlet que je lisais. Son style me plaît bien et je pense qu’Une histoire de Bruna va également bien me plaire. À voir !

Prochaine chronique : Everything, everything de Nicola Yoon. Rendez-vous le 29 septembre !

Carolane. 💖

 

 

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Demain il sera trop tard, Jean-Christophe Tixier

Avant de commencer, je voudrais remercier NetGalley et les éditions Rageot de m’avoir permis de lire ce livre.

Je remercie aussi Laure du blog Book Shaped Box d’avoir accepté une lecture commune sur ce livre. Bien que certains microbes ont écourté ce partage, j’espère remettre bientôt cette expérience sur le tapis 😉

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cover118622-mediumTitreDemain il sera trop tard 
AuteurJean-Christophe Tixier
ÉditionRageot Éditeur
Date de parution13 septembre 2017
Nombre de pages426 pages
GenreJeunesse
Où le trouverAmazon, Fnac, Club
SynopsisVirgil vit dans l’insouciance. Le Terme diagnostiqué à sa naissance fait de lui un 81 (il va vivre 81 ans). Mais un jour, une Brigade tente de l’arrêter. Il s’enfuit. Débute alors sa descente aux enfers.
Enna, elle, est Court Terme et vit dans le ghetto. Elle graffe sa révolte sur les murs des beaux quartiers. Quand son amie est tuée par un groupuscule proche du pouvoir, elle jure de la venger…
Traqué, Virgil rencontre une jeune geek, Lou, analyste de données, qui lutte clandestinement contre le système.
Lui, Enna, Lou et d’autres sont décidés à se battre contre cette société totalitaire qui les a condamnés et à vivre intensément chaque jour, chaque minute, chaque seconde, qui restent !

Mon avisMalgré le monde ainsi que le thème vraiment très intéressants, je n’ai pas accroché à ce roman. Après un fort engouement au début, j’ai ressenti un flou quant aux personnages ou même à l’intrigue.

– La structure –

Un peu comme dans Les thanatonautes de Bernard Werber, Jean-Christophe Tixier met en scène une police secrète qui parle de la situation d’un point de vue extérieur. Peu à peu, nous savons qui elle est ainsi que son but. Cette structure apporte une touche d’originalité  la banalité des chapitres qui se succèdent.

– Le style –

Jean-Christophe Tixier utilise de belles phrases assez fluides qui nous transmettent des émotions intenses mais aussi du vocabulaire familier utilisé sans trop de complications. Certes, cela rend le livre accessible à plus de monde. Cependant, j’aurais attendu un peu plus de littérarité.

– Les personnages –

Avant toute chose, je tiens à dire que les protagonistes sont nombreux. Beaucoup trop à mon goût. Contrairement à Le sel de nos larmes de Ruta Sepetys, oeuvre dans laquelle nous retrouvons une focalisation interne alternant entre 4 personnages qui parlent chacun à leur tour en « je », nous avons avec cette dystopie une focalisation interne aussi mais à la 3e personne du singulier. C’est pourquoi j’ai été un peu embrouillée. Vu le nombre de personnages, je ne savais souvent plus sur qui était la focalisation : c’était tellement fou que je confondais deux personnages (Lou et Enna face à Virgil) !

Quoi qu’il en soit, je pense que Virgil apporte quelque chose d’intéressant au récit. En effet, il découvre les dérives du système dans lequel il évolue et ne comprend rien, ayant toujours vécu dans celui-ci. Il apporte également quelque chose d’intéressant si on le correspond à Jolson. En effet, ils viennent tous les deux du même milieu et vivent tous deux la même expérience. Excluant certaines différences quant à leur passé, il est original de constater qu’ils ne réagissent pas du tout de la même manière au même évènement.

– L’ambiance –

Dès le début, on entre dans le côté « résistance » d’une dystopie, un peu à la « Divergente » ou « Hunger Games » (presque toutes les dystopies, en fait !), ce qui apporte un stress à l’ambiance. Mais nous avons aussi la lutte pour des causes justes, la liberté et le bonheur de vivre, ce qui l’est un peu moins.

– L’intrigue –

Au début, on a juste l’impression que c’est le récit d’un monde futuriste dans sa quotidienneté et que c’est comme un témoignage d’une vie sans réel bouleversement. L’intrigue se corse seulement quand les personnages se regroupent. Cependant, les rebondissements ainsi qu’une intrigue croustillante et originale manquent à l’appel.

– Les thèmes –

Demain, il sera trop tard est rangé dans la catégorie des dystopies, contraire d’utopies. Je pense que c’est toujours fascinant de voir comment le monde pourrait évoluer dans l’imagination des hommes. Mais plus que ça, j’ai repéré deux thèmes.

D’une part, ce qu’on fait de sa vie. Est-elle moins importante quand elle est courte ? Est-ce mieux de savoir à l’avance quand va-t-on mourir ?

D’autre part, le livre nous parle de ce que l’État détient ou peut détenir, à quel point celui-ci est capable de faire de nous des pantins.

De plus, au-delà de l’aspect dystopique, on retrouve un vrai message durant la réunion de la compagnie Demain : les mots plutôt que la violence. Croire en l’espoir plutôt que fournir la preuve qu’il faut éradiquer les violents justement parce qu’ils le sont.

– La fin –

Avant l’épilogue, on ne voit pas vraiment pourquoi ça se finit là. Après, la fin pourrait être logique mais la situation finale, la bataille entre l’État et les révolutionnaires, n’est pas évoquée. Même incluant l’épilogue, le récit s’arrête à la face équilibrante, ce qui m’a un peu perturbée.

Bref, vous l’aurez compris : il n’y a que le fait que c’est une dystopie qui m’ait réellement plu. J’aurais voulu plus de structure, moins de flou tant dans les personnages que dans l’intrigue. Une relecture s’impose-t-elle ? Ou le désamour pour ce livre est-il réel ? Je vous invite à le lire et me donner votre avis ! 

Carolane. 💖