Non classé·Chroniques littéraires

Les Secrets de l’immortel Nicolas Flamel T4 : Le Nécromancien

« Dans toutes les guerres, les deux camps sont convaincus d’avoir raison. »

 

couv23493531Titre : Les Secrets de l’immortel Nicolas Flamel T4 : Le Nécromancien
Auteur : Michael Scott
Édition : PKJ
Nombre de pages : 411 pages
Genre : Jeunesse, Fantastique
Où le trouver ? Fnac, Club, Amazon

 

 

 

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Les jumeaux viennent d’arriver à San Francisco où ils pensent enfin se reposer, lorsque Sophie est enlevée par Aifé des Ombres, la jumelle de Scathach. Josh retourne à la librairie dévastée demander
l’aide de Nicolas et Pernelle. Mais après bien des péripéties, un passage chez Prométhée et une dangereuse initiation au pouvoir du feu, Josh commence à se poser des questions : est-il vraiment du bon côté ? Pendant ce temps, Dee, renié par les Ténébreux, est sauvé in extremis par sa vieille amie Virginia Dare et sa flûte enchantée. De nouvelles idées germent alors dans son esprit machiavélique : il commence à rêver de rallier Josh à sa cause pour l’entraîner à la Nécromancie… (Source : Livraddict)

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AVT_Michael-Scott_8819Michael Scott est un auteur irlandais spécialiste de la mythologie et du folklore. Il écrit également sous le pseudonyme d’Anna Dillon. Il a commencé comme négociant en antiquités et livres anciens, ce qui lui a permis d’être en contact avec une quantité impressionnante de mythes et légendes irlandais quasi-oubliés. La mythologie est ainsi devenue sa grande passion.

Source : Babelio

 

 

 

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Au début de l’été 2017, j’ai commencé une saga nommée « Les Secrets de l’immortel Nicolas Flamel » écrite par Michael Scott. Et cette semaine, j’en ai fini le tome 4. Pour tout vous avouer, mes préférés sont définitivement les précédents. Même si l’univers des mythologies est toujours aussi intéressant, il y a certains points qui font que ça n’a pas été ma lecture favorite. Je vous explique tout ça.

Certes, les éléments de mythologies sont toujours là : Michael Scott, comme à son habitude, reprend des légendes que nous connaissons tous (ou presque) pour en donner une autre image. De plus, la « transformation » de ces mythes ne s’arrêtent pas là. En effet, l’auteur nous transporte dans une vision de la vie un poil plus réaliste : tous les méchants ne sont pas complètement méchants et tous les gentils ne sont pas totalement gentils. C’est une manière de voir les choses qui est beaucoup plus proche de la réalité que certains contes ou films fantastiques qui catégorisent trop vite les personnages en méchant/gentil.

Malgré ce point bénéfique (qui, soit dit en passant, on retrouve également dans la série « Once Upon a Time »), il y a quelques petites choses négatives à mon sens que j’aimerais vous partager. D’une part, j’avais commencer à lire cette saga avec l’envie de retrouver quelque chose de fantasy, de fantastique et de magique. Malheureusement, bien que le titre aurait dû me mettre sur la voie, l’ambiance est devenue beaucoup plus horreur. En effet, quand je lisais ce livre et que je m’imaginais quel genre de film cela pourrait être (qui fait ça aussi ? 🤣 ), j’imaginais non pas une œuvre fantastique style Narnia ou Harry Potter mais quelque chose de beaucoup plus horreur genre Crimson Peak. Bon, j’ai jamais vu Crimson Peak mais l’image que j’ai de ce film est plus horreur que fantastique ^^’

D’autre part, j’ai connu une dure réalité de saga. Vous savez quand vous vous attaché à un personnage et qu’au bout de quelques tomes, vous voyez le vrai visage de cette personne ? Vous vous sentez pas un peu trahi ? Comme si on vous avait un peu menti et caché des trucs ? Ben j’ai eu cette impression pour Pernelle Flamel, la femme de l’alchimiste Nicolas Flamel. Je la trouvais super chouette, très courageuse, ambitieuse, gentille (un peu comme Iseult dans « Tristan et Iseult », finalement). Et dans ce tome, elle est devenue aussi « noire » que Nicolas. Sophie et Josh avait des doutes sur la bonté de Nicolas Flamel. Du coup, j’en ai eu aussi mais je me suis rendue compte dans ce volume que c’était Pernelle qui prenait les décisions dans le couple et que donc la part de « noirceur » dans la bonté de ces gentils venait d’elle. Bref, I am dégouted les amis !

Cependant, ça ne m’empêchera pas de finir cette saga : je n’aime pas ne pas terminer quelque chose que j’ai commencé. J’espère juste que les deux derniers tomes seront un peu mieux. Qui sait, je vais peut-être m’attacher à un méchant ? 😈

Je vous invite à retrouver mes chroniques sur les tomes précédents ici :

Tome 1 Tome 2Tome 3

Si vous l’avez déjà lu, dites-moi ce que vous en avez pensé ! En tout cas, eux l’ont déjà lu 😉 :

La fée des livres

Livre et Fantaisie

Cath-alogue

 

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Non classé·Chroniques littéraires

Un jour comme un oiseau, Marc Pirlet

Pirlet-un-jour-comme-un-oiseau-couvTitre : Un Jour comme un oiseau
Auteur : Marc Pirlet
Édition : Murmure des Soirs
Nombre de pages : 143 pages
Genre : Historique
Où le trouver ? Murmure des Soirs

 

 

 

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Anonyme dans la foule, aucune marque visible ne permettait de la distinguer. Elle n’avait pas non plus accompli d’action extraordinaire qui l’aurait rendue mémorable. Pourtant Bruna avait une particularité qui en faisait une personne exceptionnelle. Rescapée des camps de concentration de Ravensbrück et Bergen-Belsen, elle avait vu ce qu’elle n’aurait jamais dû voir et subi ce qu’elle n’aurait jamais dû subir. Elle en avait été marquée pour la vie. Son témoignage, recueilli peu de temps avant sa mort, a fait l’objet d’un récit bouleversant, Histoire de Bruna. Il a obtenu en 2015 le prix triennal Eugène Schmits de l’Académie royale de langue et littérature françaises de Belgique. Un jour comme un oiseau en est le post-scriptum en forme d’éloge et de remerciement.

 

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Marc-PirletAuteur de trois romans, Marc Pirlet construit une œuvre singulière dans le paysage de la littérature francophone de Belgique. Dans un style pudique et dépouillé, il parvient à donner une voix à ceux qui tentent de survivre dans les marges de notre société. Finaliste du prix Rossel en 2006, il a obtenu en 2007 le prix de la Première Œuvre pour le Photographe et en 2014 le prix Eugène Schmits pour Histoire de Bruna.

 

 

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Il y a quelques temps, je vous faisais découvrir une véritable mine d’informations pour tout amateur d’Histoire qui se respecte, Histoire de Bruna de Marc Pirlet. Après la sortie de ce livre, l’auteur a décidé d’écrire, en quelque sorte, la suite. En effet, beaucoup de choses se sont passées dans le cœur de cet écrivain après le malheureux décès de la dernière rescapée de Ravensbrück. J’ai lu cette suite, et je vous explique ce qui m’a plu.

En premier lieu, j’ai aimé le point de vue que Marc Pirlet a pris. Il ne s’interroge pas sur ce qui s’est passé là-bas mais sur comment Bruna a vécu l’après-détention. Cet angle n’a pas souvent été pris dans les livres que j’ai pu lire sur cette affreuse Seconde Guerre Mondiale. Et contrairement à ce qu’on pense, un détenu souffre toute sa vie, même s’il a été libéré. Comme pour le premier, j’ai été presque choquée de découvrir tout ce qui se cachait après qu’une personne ait été détenue comme ça.

Ensuite, Marc Pirlet cite énormément de sources : autres écrits, discours, recherche… Ces citations donnent un aspect de documentaire au livre. Il s’est renseigné pour avancer tout ce qu’il raconte, cela ne fait aucun doute. Ainsi, en le lisant, le lecteur a non seulement l’impression de lire et découvrir mais en plus apprendre et se documenter, ce que j’adore dans un récit 😊

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source : weheartit.com

Un détail que j’avais aimé dans Histoire de Bruna s’est retrouvé dans Un Jour comme un oiseau : le style très réaliste que Marc Pirlet a utilisé pour écrire son livre. En effet, beaucoup de mots sont choisis pour nous faire comprendre l’horreur, la souffrance et l’atrocité qu’a vécues Bruna. C’est quelque chose que j’ai profondément aimé : le choix des mots propice à nous faire réalisé l’insoutenable expérience que Bruna a dû vivre.

 

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Source : weheartit.com

 

Mais plus qu’un récit sur « l’après-détention », c’est aussi les mots d’un auteur. Les sentiments que l’écrivain a eu pendant toute la période de recherche et de témoignage qu’a nécessité son œuvre. Il y explique comment, de son point de vue, il voyait Bruna pendant qu’il l’interrogeait, qu’il lui montrait des photos, ses crises de larmes quand elle revoyait les paysages dont elle se souvient, le choc que la photo d’un soldat lui a procuré quand elle l’a à nouveau vu… Toutes ces choses n’auraient pas pu être racontées dans un Primo Levi ou le journal d’Anne Franck. Certes, l’œuvre de Marc Pirlet n’est pas aussi connue de tous, mais elle le devrait.

Je n’ai donc pas besoin de vous résumer mon avis ici, je pense qu’il est assez clair. J’ai adoré cette suite. Non seulement pour toutes les choses que j’y ai découvert en plus sur Bruna (et pas uniquement sur les conditions de détentions dans un camp de concentration en général) mais aussi pour tous ces détails que l’auteur nous livre sur ses recherches, ses sentiments, ses pensées. Et toujours autant que dans le premier ouvrage, son réalisme. Pour moi, ceci devrait être un grand succès. Je vous recommande vivement de vous le procurer, toujours disponible sur murmuredessoirs.com !

Carolane. 💖

Chroniques littéraires·Non classé

Médée, Corneille

« À qui sait bien aimer il n’est rien d’impossible. »

D9023C69-DEF6-11E5-A0EE-000C29194804Titre : Médée
Auteur : Corneille
Édition : Gallimard
Nombre de pages : 150 pages
Genre : Tragédie classique
Où le trouver ? Club, Amazon, Fnac

 

 

 

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Ici vous trouverez le crime en son char de triomphe  » (Corneille, Examen). Corneille met en scène en la personne de Médée une sorcière vindicative qui s’apprête à sacrifier ses enfants pour frapper l’homme qu’elle aime au plus intime de lui-même. Le génie et le souci de vérité de l’immense tragédien parviennent néanmoins à nous rendre humaine et quelquefois touchante cette  » jalouse en fureur  » inaccessible au remords. Injustement oubliée, cette magnifique réécriture du mythe antique de Médée, qui paraît pour la première fois en édition scolaire, est l’occasion d’aborder au lycée la tragédie et le tragique, de s’interroger sur la représentation du monstre au théâtre et de sensibiliser les élèves à la poésie de la tangue classique.

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198Grand dramaturge français du XVIIe siècle, Pierre Corneille s’est démarqué de ses contemporains par une œuvre théâtrale riche et particulièrement moderne. D’abord fortement inspiré par la comédie, il glissera peu à peu dans la tragédie, toujours avec talent, grandeur, liberté et générosité.

 

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On a tous un jour où l’autre dans notre entourage LA personne. Une personne qui nous pousse, qui veut qu’on aille toujours plus loin et qui croit en nous. Bizarrement, ces personnes ont toujours été mes professeurs de français. Et il y en a une en particulier qui m’a fait découvrir les tragédies classiques, les belles œuvres du 17e siècle et toutes sortes d’autres choses merveilleuses. Avec elle, j’avais un peu étudié Médée de Corneille. Et j’ai décidé, en le revoyant dans une librairie de livres d’occasion, de l’acheter et de le lire entièrement avec un œil plus adulte. Et je dois dire que la plume de Corneille me plaît toujours autant ! (j’arrive difficilement à faire une chronique sur un classique alors celle-ci sera courte, ne vous en étonnez pas !)

Comme dans presque tous les textes du 17e siècle, on retrouve une poésie théâtrale que j’adore. Une musicalité régulière et classique que j’affectionne tout particulièrement lorsque je lis un texte.

Ce que j’ai surtout aimé dans cette « relecture », c’est la redécouverte des personnages. Je me souvenais de l’histoire dans les grandes lignes : pendant mes longues heures de cours de latin, je l’avais apprise avec une professeure que j’adorais également. Mais le fait de lire l’œuvre en entier et maintenant m’a permis d’avoir d’autres sentiments sur les personnages : la compréhension des actes de Médée, une certaine empathie quand même pour Jason, même si c’est du personnage de son ex-compagne que je me sens le plus proche. Le fait que j’aie de l’empathie pour l’ennemi du personnage auquel je m’identifie est quand même un exploit. Alors chapeau, Monsieur Corneille !

La dernière chose que j’ai appréciée dans cette lecture, c’est le côté « fantaisie » qu’amène les pouvoirs de Médée. Qui aurait cru que dans une pièce classique, on aurait retrouvé une robe qui s’enflamme et un char de dragons ?! Ça n’a pas été un gros détail quant au plaisir que j’ai eu de cette lecture, mais c’est quand même un plus.

Même si, globalement, la lecture de ce classique ne dépasse pas l’engouement que j’ai pu avoir pour d’autres histoires, c’est toujours un plaisir de lire des vers alexandrins de cet écrivain et je pense qu’entre tous les classiques, ce sont ceux que j’ai le plus appréciés.

Carolane. 💖